Entretien avec Renaud Barbaras : autour de l’Introduction à une Phénoménologie de la Vie

Renaud Barbaras est professeur de Philosophie contemporaine à l’université de Paris I Sorbonne. Il a très gentiment accepté de nous rencontrer pour un entretien consacré à son dernier ouvrage, Introduction à une phénoménologie de la vie ; atu-philosophia tient à remercier vivement M. Barbaras pour sa disponibilité et son amabilité. Les propos ont été recueillis par Thibaut Gress
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Hermann Diels: Die Fragmente der Vorsokratiker (1906)

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Hermann Diels: Die Fragmente der Vorsokratiker (1906)

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Werle: A angústia, o nada e a morte em Heidegger

Werle, M. A. A angústia, o nada e a morte em Heidegger. Trans/Form/Ação vol.26 no.1 Marília 2003

RESUMO

O artigo investiga a relação entre os conceitos de medo, angústia, nada e morte na filosofia da existência de Heidegger. Pretende-se apontar para o papel destes fenômenos existenciais na passagem do ser-aí desde a inautenticidade para a autenticidade de seu ser.
Palavras-chave: Heidegger; existencialismo; filosofia; ética.

ABSTRACT

This paper investigates the relationship between the concepts of fear, anguish, nothingness and death in Heidegger's philosophy of existence. It points to the role of these existential phenomena in the transformation of "Dasein", from the inauthenticity to the authenticity of its Being.
Keywords: Heidegger; existentialism; philosophy; ethics.


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Claude Debru: Le rêve : aspects épistémologiques

Debru, Claude Le rêve : aspects épistémologiques. Revue philosophique de la France et de l'étranger Tome 129 2004/3

L’article examine les recherches sur le sommeil paradoxal et le rêve depuis une cinquantaine d’années. Il compare les approches psychophysiologiques et neurophysiologiques mises en œuvre aux États-Unis (Kleitman et Dement) et en France (Jouvet) pour l’étude des corrélats cérébraux de l’expérience mentale du rêve. On montre comment des données récentes ont permis de consolider l’association entre rêve proprement dit et certains états d’activation corticale au cours du sommeil.

The paper examines research, on paradoxical sleep and on dream for the past fifty years. It compares the psychophysiological and neurophysiological approaches experimented in the US (Kleitman and Dement) and in France (Jouvet) when one studies the brain correlates of the mental experience of dream. We show how recent data enabled one to consolidate the association between the dream proper and some states of cortical activation in the course of sleep.

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Thierry Gontier: Le corps humain est-il une machine ? Automatisme cartésien et biopouvoir

Gontier, Thierry. Le corps humain est-il une machine ? Automatisme cartésien et biopouvoir. Revue philosophique de la France et de l'étranger. Tome 126 2001/1

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Jean Delacour: Biologie de la conscience

Delacour, Jean. Biologie de la conscience. Revue philosophique de la France et de l'étranger, Tome 129 2004/3

Après la « révolution cognitive » des années 1960, une seconde révolution a, lors des années 1980, placé la conscience au cœur du problème des bases matérielles de l’ « esprit », là où se concentrent les difficultés intellectuelles et les controverses idéologiques, en particulier l’affrontement entre dualisme et monisme matérialiste. Dans ce débat, un argument décisif est apporté par le fait que la neurobiologie de la conscience est non seulement possible mais est déjà très avancée sur certains points. After the « cognitive revolution » in the 1960’s, a second revolution, in the course of the 1980’s, set consciousness at the heart of the problem of material bases for the mind, i.e. where new intellectual difficulties and ideological controversies gather together with special reference to the confrontations between dualism and materialistic monism. In such a debate, a decisive argument is brought forth through the fact that a neurobiology of consciousness is not only possible but also already quite advanced on some points.


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Jean-Claude Dupont: Le fonctionnement cérébral

Dupont, Jean-Claude. Le fonctionnement cérébral. Revue philosophique de la France et de l'étranger, Tome 129 2004/3
Le XXe siècle se caractérise par un afflux de données concernant le fonctionnement cérébral, du niveau moléculaire à la cognition. Mais le rapport du fonctionnement et de la fonction pose de sérieuses difficultés d’ordre méthodologique et philosophique. The 20th century is characterized by a multifold surge of data about the cerebral functioning from the molecular level to cognition. But the relationship between functioning and function raises quite a few serious difficulties on both the methodological and philosophical level.

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Renaud Barbaras: Phénoménologie et ontologie de la vie

Barbaras, Renaud. Phénoménologie et ontologie de la vie. Rue Descartes n° 35 2002/1

Sous un titre beaucoup trop général et ambitieux, je voudrais en réalité m’interroger sur l’extension du champ de ce que l’on entend par phénoménologie, sur la possibilité de principe de circonscrire un espace de la phénoménologie, marqué par des frontières assignables qui la distingueraient de ce qui n’est pas elle. On peut dire, à la suite de Ricœur, que la phénoménologie traite la manière d’apparaître des choses comme un problème autonome, qu’elle se propose donc de mettre au jour l’apparaître comme tel. En vérité, il ne s’agit pas seulement d’être attentif à la dimension de l’apparaître, de l’« il y a » dirait Merleau-Ponty, mais de tenter d’en dégager des moments constitutifs, bref une structure essentielle. Or, parce que l’apparaître est apparaître de quelque chose, parce qu’il se cristallise toujours dans un apparaissant, où se voilent les structures qui le font précisément apparaître, parce que, pour ainsi dire, le spectacle fait oublier la scène, la mise en scène et l’éclairage, l’accès à l’apparaître comme tel est loin d’aller de soi ; c’est au contraire la chose la plus difficile qui soit. Telle est la tâche à laquelle la phénoménologie se confronte : elle fait apparaître l’apparaître en le détachant de l’apparition où il se cristallise ; elle est monstration de la phénoménalité selon son eidos. Tel est le sens de l’épochè phénoménologique et c’est pourquoi elle est à la fois l’acte de naissance et la tâche, toujours à reprendre, de la phénoménologie. Elle est définie par Husserl comme une suspension de la thèse d’existence du monde, ce qui signifie qu’elle interdit toute position d’un apparaissant ; par là, en libérant le regard de l’emprise de ce qui apparaît, elle lui permet de se tourner vers l’apparaître comme tel, vers l’élément même dans et par lequel quelque chose peut être reconnu comme étant.

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Renaud Barbaras: Subjectivité et intériorité

Barbaras, Renaud. Subjectivité et intériorité. Rue Descartes n° 43 2004/1

La détermination de la subjectivité par l’intériorité est reçue comme une évidence par la philosophie au moins depuis Descartes : la ligne de partage entre le subjectif et l’objectif correspond à la différence entre ce qui n’est accessible qu’à soi-même et ce qui se donne à tous, entre l’immanent et le transcendant. En outre, c’est en tant qu’elle est intériorité que la subjectivité peut accomplir la fonction qui la qualifie comme telle, celle de faire apparaître l’étant transcendant, de constituer l’élément ou le milieu au sein duquel quelque chose peut se manifester, au sein duquel il peut y avoir quelque chose. Comme l’écrit Merleau-Ponty, tentant de ressaisir la vérité du cogito, « toute pensée de quelque chose est en même temps conscience de soi, faute de quoi elle ne pourrait pas avoir d’objet. À la racine de toutes nos expériences et de toutes nos réflexions, nous trouvons donc un être qui se reconnaît lui-même immédiatement, parce qu’il est son propre savoir de soi et de toutes choses, et qui connaît sa propre existence non pas par constatation et comme un fait donné, ou par inférence à partir d’une idée de lui-même, mais par un contact direct avec elle. [...] Il faut que l’acte par lequel j’ai conscience de quelque chose soit appréhendé lui-même dans l’instant où il s’accomplit, sans quoi il se briserait » [1]. Ainsi, ce qui distingue la conscience d’un mouvement ou d’un contact réels, c’est que, loin de s’épuiser dans la coïncidence avec la chose, elle se rapporte à elle-même et esquisse ainsi une intériorité. Cependant, si la référence du champ phénoménal à ce que l’on peut appeler une subjectivité est peu contestable, la détermination de la subjectivité comme intériorité nous donne-t-elle les moyens d’en penser la radicale spécificité? Permet-elle de rendre compte de la singularité de son mode d’être vis-à-vis de celui de la chose et, partant, de son aptitude à faire paraître ce qui lui est transcendant? Penser la subjectivité comme intériorité, est-ce bien en rejoindre l’essence ou la soumettre au contraire à un régime d’être qui n’est pas le sien? D’autre part, s’il s’avérait que la subjectivité ne peut plus être comprise comme intériorité, il resterait néanmoins à lui donner un sens en tant qu’elle est « soi » et enveloppe donc toujours quelque chose comme un rapport à soi.

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Natalie Depraz: Le tournant pratique de la phénoménologie

Depraz, Natalie. Le tournant pratique de la phénoménologie. Revue philosophique de la France et de l'étranger, Tome 129 2004/2

Les acquis contemporains des sciences cognitives, mais aussi l’expérience spirituelle déposée dans la gnose sont, pour la phénoménologie, source d’un renouvellement inédit – à savoir, son tournant pratique, comme science méthodique pragmatique en première personne et comme praxis réglée d’examen de soi. Mais de là sciences cognitives et gnose métaphysique sortent également renouvelées. Phenomenology finds a new renewal in the contemporary findings of cognitive science and in the spiritual experience of gnosis. That is the practical turning point of phenomenology as a pragmatic methodic science in first person and a ruled praxis of self-examination. But both cognitive science and metaphysical gnosis become altered by this renewal of phenomenology.

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Michel Ratté: Sur "La Généalogie de la logique. Husserl, l’antéprédicatif et le catégorial" (Bruce Bégout)

Bruce Bégout, cotraducteur français du volume XI des Husserliana paru sous le titre De la synthèse passive. Logique transcendantale et constitutions originaires (Grenoble, Jérôme Million, 1998), nous propose une vaste reconstruction de la problématique husserlienne des synthèses passives en insistant sur son articulation à la question du fondement de la logique transcendantale. L’ouvrage est un contrepoint à celui d’Elmar Holenstein (Phänomenologie der Assoziation. Zu Struktur und Funktion eines Grundprinzips der passiven Genesis bei E. Husserl, La Haye, Nijoff, 1972), que l’auteur a d’ailleurs contribué à faire connaître en français en traduisant le chapitre ix de son livre (voir « L’association en tant que synthèse passive chez Husserl », Philosophie, no 90, juin 1996). C’est dire sa valeur. L’auteur retrace avec assiduité les apories du projet husserlien tranchées trop hâtivement par Holenstein et plusieurs autres. Si cette contribution est hautement spécialisée, Bégout n’en a pas moins le souci de la rendre incontournable pour le public francophone en présentant de manière polémique l’important problème husserlien comme injustement gommé par la phénoménologie française. On sait à quel point un Merleau-Ponty, par exemple, a pu prétendre que la phénoménologie husserlienne avait trouvé dans la problématique de l’intentionnalité pré-réflexive du corps propre un champ de l’expérience passive (sans intervention du moi) qui faisait échec à la prétention de maintenir une valeur fondamentale à la recherche phénoménologique fondée sur l’ego. L’auteur demande alors : « si la genèse passive était la marque d’un débordement décisif de l’expérience phénoménologique hors de l’idéalisme transcendantal, fondé sur la conjonction de la constitution égologique et de la logique, pourquoi Husserl [lui-même] n’en fait-il pas état ? Pourquoi n’a-t-il jamais émis le moindre doute concernant l’articulation possible des analyses génétiques de la passivité avec le reste de la phénoménologie transcendantale […] alors que selon l’interprétation de la phénoménologie française, le développement des différentes intentionnalités passives […] aurait dû rendre impossible une telle souveraineté de l’ego constituant ? Pourquoi, en un mot, l’analyse de la passivité n’a-t-elle pas mené Husserl là où elle a mené Merleau-Ponty, Lévinas ou Henry ? » (p. 9). À cette question, l’auteur répond à travers une étude minutieuse de la genèse théorique des problèmes spécifiques qui intéressent la phénoménologie des synthèses passives chez Husserl. [texte dans l´erudit.org]

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Lorem Ipsum

"All testing, all confirmation and disconfirmation of a hypothesis takes place already within a system. And this system is not a more or less arbitrary and doubtful point of departure for all our arguments; no it belongs to the essence of what we call an argument. The system is not so much the point of departure, as the element in which our arguments have their life."
- Wittgenstein

Lorem Ipsum

"Le poète ne retient pas ce qu’il découvre ; l’ayant transcrit, le perd bientôt. En cela réside sa nouveauté, son infini et son péril"

René Char, La Bibliothèque est en feu (1956)


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