Entretien avec Maurizio Lazzarato: Essai sur la condition néolibérale (éditions Amsterdam).

L’auteur propose une exploration et une généalogie d’une figure subjective contemporaine qui serait celle de l’Homme endetté. La dette « constitue le moteur économique et subjectif de l’économie contemporaine ». En ce sens, cette économie de la dette est un dispositif de production et de gouvernement des subjectivités individuelles et collectives. Dans cette discussion nous déplierons ce dispositif. Pour cet ouvrage l’auteur s’appuie sur trois lectures : Généalogie de la morale de Friedrich Nietzsche, Banque et crédit de Karl Marx et l’Anti-oedipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari.

La fabrique de l’Homme endetté, entretien
Durée : 85mn
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La République (livres V, VI, VII) Trad. Bernard Suzanne

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"Ecrits philosophiques et politiques (1926-1939). Œuvres complètes, tome I", de Georges Canguilhem : le tranchant de maître Cang

[Roger-Pol Droit, Le Monde] Chez les philosophes, on l'appelait "le Cang". Ses jugements étaient redoutés autant que révérés. Sa légende mêlait intransigeance, exactitude et exigence, des vertus souvent oubliées par les philosophes contemporains. Raymond Aron, dans ses Mémoires, s'en est souvenu : "Parfois il terrifiait les étudiants, mais il fut toujours respecté par eux." Si de ce maître on connaissait le mordant, la lucidité sans compromis, on admirait son savoir jamais pris en défaut et, plus encore, sa réserve souveraine. Comme il avait depuis toujours choisi la cohérence et la rigueur, comme il haïssait les démagogues, les hâbleurs et les bateleurs, Georges Canguilhem cultivait avec soin une modestie extrême. De lui, on ne savait que le minimum : enfant de la campagne, élève d'Alain, normalien avec Sartre et Nizan, directeur de l'inspection générale de philosophie en 1948, professeur à la Sorbonne de 1955 à 1971. Sans oublier l'essentiel : quelques études devenues classiques sur la naissance du concept de réflexe, le normal et le pathologique, la connaissance du vivant. Mais guère plus.

Ses dernières volontés n'arrangent rien : aucun hommage, aucune cérémonie, aucune "société des amis de..." Et aucun inédit ! Pareil sens du retrait a évidemment nui à la connaissance de sa vie comme à la reconnaissance de son oeuvre. Cet homme n'aurait dit à personne qu'il était un héros de la Résistance, responsable des réseaux Libération-Sud, organisateur d'hôpitaux de campagne pour les combattants clandestins. Ce philosophe, "normalien-paysan", était aussi médecin et avait mis son savoir au service des maquisards. Mais lui, pour évoquer les années de guerre, préférait célébrer la mémoire de Jean Cavaillès, l'un de ses condisciples philosophes de la rue d'Ulm, arrêté, torturé et fusillé. Canguilhem soulignait au passage que les penseurs du concept ne font pas de différence entre rectitude logique et droiture morale. C'est pourquoi ils se sont mieux comportés, sous le nazisme, que beaucoup de ceux qui n'avaient à la bouche que "la personne" et "la conscience", et dont on attendit en vain quelque dignité.
Sa "modestie ombrageuse", comme dit Jacques Bouveresse, a sans doute desservi la notoriété de Canguilhem. On a parfois jugé qu'il valait plus par ses disciples, tels Michel Foucault ou Dominique Lecourt, que par ses propres travaux. On a reconnu sa compétence originale comme historien des idées de la biologie et de la médecine, mais pas son envergure théorique de première grandeur. Voilà un malentendu grossier que la publication des Œuvres complètes va dissiper. Six volumes et quelques milliers de pages plus tard, on en reparlera. Car il se pourrait bien que le regard de la postérité soit, un jour, tout autre.

Pour l'heure, c'est carrément un auteur inconnu que ce premier gros volume fait découvrir. Il rassemble tous les textes épars du jeune Canguilhem, de 1926 à 1940, que personne n'a lus depuis lors. On s'y plonge d'abord avec jubilation, car à l'évidence ce penseur est un styliste. Chez lui, le tranchant des phrases s'ajuste exactement à l'acuité des analyses. Pour les lecteurs des grandes oeuvres de la maturité, ce n'est certes pas une surprise. En revanche, ce qui étonne, ici, est bien de découvrir, aux antipodes du professeur en retrait, un Canguilhem politique, un intellectuel fortement engagé, en un temps où Sartre ne l'était même pas.

Au lycée Henri-IV, c'est sous le magistère d'Alain que le jeune homme découvre la philosophie. Cette rencontre, qui va décider de toute sa vie, se fait sous le signe de la liberté de penser et du pacifisme le plus radical. Collaborant aux Libres propos, le journal d'Alain, le jeune philosophe consacre aux sujets du bac, aux livres du jour ou à la bêtise ambiante des textes mordants, dont la vacherie s'est rarement émoussée. Avec dureté, il combat surtout, des années durant, militarisme, bellicisme et tout uniforme de soldat.
Longtemps pacifiste radical, dans le droit-fil de son maître Alain, Canguilhem va toutefois s'éloigner de cette mouvance. La plupart des autres "alanistes" finiront dans le cloaque de la Collaboration, mais lui sera d'emblée chez les résistants. Le plus passionnant est de tenter de comprendre, en lisant ces textes, où se fait la rupture, et ce qui la motive. On l'aperçoit en lisant sa brochure sur Le Fascisme et les Paysans, rédigée pour le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, ou son Traité de logique et de morale, cosigné avec Camille Planet et publié en 1939.

Mais on peut l'entrevoir aussi dès l'un des premiers textes, où le jeune Canguilhem forge cette maxime : "Les conditions, qui les connaît les change." En un sens, tous les fils de son oeuvre peuvent se relier à cette phrase : la nécessité d'être attentif aux faits, la volonté de choisir au nom des valeurs et non de subir au nom des faits, l'exigence de comprendre pour agir, la revendication suprême d'une responsabilité humaine envers l'histoire, sur son versant technique comme sur son versant politique. Ajoutez-y son exploration de la biologie, où se joue désormais le XXIe siècle, et vous comprendrez pourquoi, au lieu d'être un professeur d'hier, maître Cang a tout d'un philosophe pour demain.


ECRITS PHILOSOPHIQUES ET POLITIQUES (1926-1939). ŒUVRES COMPLÈTES, TOME I de Georges Canguilhem. Edité sous la direction de Jean-François Braunstein et Yves Schwartz, préface de Jacques Bouveresse. Vrin, 1 032 p., 38 € (en librairie le 12 décembre).
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Foucault na USP

Embora recebido com apreço pela intelligentsia local, pensador causou ruído no Departamento de Filosofia da instituição, então de linha marxista
 
Publicado em 04 de julho de 2011
 
 
Caio Liudvik
“Era encantador, com um enorme senso do espetáculo. Ele e [Gérard] Lebrun formavam uma dupla espetacular, ambos jogaram com suas vidas além da prudência.” Assim José Arthur Giannotti, professor emérito do Departamento de Filosofia da Universidade de São Paulo, resume sua impressão acerca de Michel Foucault, de quem foi um dos principais interlocutores quando das visitas que o pensador francês fez a São Paulo, entre os anos 1960 e 70.

“Foucault esteve entre nós em 1966”, como lembra outro expoente do Departamento de Filosofia da USP que esteve próximo a Foucault em São Paulo, Victor Knoll. A Faculdade de Filosofia ainda ficava no prédio da Rua Maria Antônia, antes de se transferir para a atual Cidade Universitária.

“A vinda dele foi promovida por Lebrun, que fora aluno de Foucault e depois passou a manter relação bastante próxima com ele. Lebrun já estava entre nós – no Departamento de Filosofia – desde 1960, graças ao programa que o governo francês mantinha desde a fundação da Faculdade de Filosofia, em 1934. Trata-se do mesmo programa pelo qual vieram Lévi-Strauss, [Roger] Bastide e outros.”

O Foucault trazido por Lebrun em 1966 era já autor de um livro de grande repercussão, a História da Loucura, mas ainda não estava no epicentro do cenário intelectual francês. Isso só ocorreria com a publicação de As Palavras e as Coisas, em 1966, pouco depois do curso que, baseado nos materiais desse livro ainda inédito, ministrara na USP.

“[Em As Palavras e as Coisas,] Foucault já propunha uma arqueologia do saber, mas era evidente para nós que essa linha era, antes de tudo, o próprio Foucault”, afirma Giannotti. Ou seja, não se tratava do marco inaugural de uma nova “escola” de pensamento e pesquisa, mas expressões cintilantes da pujança de um grande pensador em particular.

“Foucault teve muitos seguidores, mas não creio que ‘tenha revolucionado a história’ ou aberto um caminho que possa ser trilhado por uma geração. São ex-
traordinários seus escritos porque mostram, antes de tudo, um autor extraordinário. Ele representa, de maneira muito peculiar, esta indecisão em que se encontra a filosofia atual, quando tudo parece que pode ser escrito”, complementa.

As ressalvas de Giannotti, aliás, podem ser sintomáticas quanto à relativa resistência inicial do pensamento uspiano, então impregnado de marxismo.
Como aponta a professora de história da Unicamp Margareth Rago, “a imprensa tentou explorar um conflito latente entre Foucault e os intelectuais marxistas nesse momento, em São Paulo. Numa entrevista ao Jornal da Tarde, porém, o filósofo, numa atitude de grande respeito à intelectualidade brasileira, foi taxativo: ‘Não critico quem não tem direito à defesa’, disse, referindo-se aos intelectuais marxistas que não teriam condições de responder às suas críticas em virtude da repressão política instaurada no país”.

Fora da ordem

Parece que houve certo desencontro entre o que Foucault tinha a contar e o que sua plateia esperava ouvir. Uma distância que talvez fique mais flagrante se comparada com o entusiasmo imediato por Foucault por parte dos estudantes e intelectuais do Rio de Janeiro. Ele esteve naquela cidade no mesmo período, que lhe agradou pela beleza, informalidade e pelo calor humano. Foi acompanhado de perto por nomes como Roberto Machado, professor da UFRJ e um dos principais divulgadores de Foucault no país.

Vladimir Safatle (USP) pondera que o conflito é sensível especialmente junto ao público uspiano, mas, “se você pegar a PUC de São Paulo, há uma influência foucaultiana muito forte.

Mas no Brasil, em geral, os departamentos de filosofia demoraram, salvo raras exceções, para assimilá-lo. Por quê? Porque a gente fazia filosofia de uma maneira muito diferente do que se fazia naquele momento; mesmo a pauta das questões era totalmente diferente. Qual era a pauta de Foucault naquele momento? Eram estruturas institucionais e a sexualidade. Já no Departamento de Filosofia da USP, trabalhava-se outro tipo de problema: a história tradicional da filosofia, e segundo a tradição marxista – e uma tradição marxista muito diferente da tradição marxista que era hegemônica na França”.

Renato Janine Ribeiro, também da USP, conta que estava estudando na França quando das visitas de Foucault a São Paulo. Mas diz que a repercussão delas chegava até ele e a colegas como Olgária Matos.

Uma das passagens mais marcantes, relembra Janine, teria sido o elogio, não sem uma possível pitada de ironia, de Foucault ao “bom departamento francês de ultramar” com que ele deparou na USP. A expressão foi depois utilizada – mas sem o adjetivo – pelo professor Paulo Arantes num ensaio célebre.

Janine acha que até poderia ter havido alguma conotação crítica por parte de Foucault, mas não crê nisso. “Não faria parte da delicadeza, da maneira como ele foi recebido”. Tratar-se-ia antes de um reconhecimento do nível intelectual de seus interlocutores. Por exemplo, “ele se impressionou muito com o Antonio Candido”, diz Janine.

Mas Safatle pondera: “Não se sabe se era bem um elogio. [Foucault] queria dizer que era um departamento que seguia a tradição da historiografia universitária francesa, e a seguia de maneira bastante correta, mas também que não tinha grande voo próprio”.

Paulo Arantes, em entrevista nos anos 1990, assim comentou a colocação de Foucault:

“Trata-se de fato de uma tirada atribuída a Foucault quando passou por aqui em 1965 e fomos apresentados à ideologia francesa em pessoa, para surpresa nossa, filha natural do dia a dia das certezas de empréstimo de que sempre vivêramos. Todo mundo costumava citar com legítima satisfação uma observação de Goldschmidt segundo a qual já éramos de fato um departamento de filosofia tão bom quanto qualquer outro similar francês de província. Ainda estávamos esperando a promoção para Paris quando Foucault completou a deixa, por certo elogiando, mas com leve intenção escarninha, pois departamento de ultramar também poderia ser alguma ilha do Caribe, e nós sabíamos muito bem (mas ele não) que por lá andava a existencialista Chiquita Bacana.”

“Homem infame”

Essa citação é só um fragmento da extensa documentação coligida por Heliana Conde, que é referência obrigatória para a compreensão dos fatos – e lendas – que marcaram as duas visitas de Foucault a São Paulo. Professora no Departamento de Psicologia Social da Uerj, ela atualmente realiza pesquisa intitulada “Michel Foucault no Brasil – Presença, Efeitos e Ressonâncias”.
Mas nem só de questões dessa gravidade se fez a visita de Foucault a São Paulo nos anos 1970. Um episódio no mínimo pitoresco teria marcado a aula na USP, segundo conta Heliana Conde:

“Entrevistadas de minha pesquisa referem-se, de forma um tanto distinta – a memória tem suas (in)fidelidades singulares –, a uma curiosa ocorrência durante a primeira aula (única? – permanece a dúvida) do curso de 1975. Concordam que certo aluno – personagem conhecido, que vivia na própria universidade sob os cuidados dos colegas – entrou no auditório onde Foucault estava lecionando e interrompeu o discurso do filósofo. A partir daí, contudo, os relatos divergem: algumas falam de uma cena explícita de masturbação, que teria durado um tempo enorme; outras concordam ter havido algo análogo, embora de caráter menos ‘sensacional’; outras ainda limitam-se a registrar que Foucault foi interrompido pela entrada de um ‘homem infame’ – usando conhecida expressão do próprio Foucault. As diferenças nas lembranças não param por aí: segundo uma entrevistada, muitos e muitos encontros no bar onde os alunos da USP costumavam beber cerveja foram gastos debatendo a atitude de Foucault, que teria, severamente, convidado o rapaz a se retirar do auditório. Conforme recorda outra, o filósofo, elegantemente, apenas propôs que se fizesse um intervalo, e os colegas do aluno que entrara intempestivamente é que tomaram providências para que este saísse do local. Finalmente, outra evoca um Foucault que permitiu que o ‘infame’ falasse, sem adotar qualquer medida restritiva – ao contrário, teria coerentemente encerrado a própria aula aproveitando o propício incidente.”

Apesar de interromper o curso na USP, Foucault aceitou o convite para falar aos estudantes da Unicamp, “desde que” – explica Rago, que também investiga a presença de Foucault no Brasil e escreveu a respeito um capítulo de El Foucault Desconocido, livro que será lançado na Espanha – “o encontro se realizasse em outro espaço que não o da própria universidade. Era sua recusa e sua forma de manifestação. O evento teve lugar na antiga sede do Centro Acadêmico, situado no centro da cidade”.

Em relato a Rago, o professor de filosofia da Unicamp Luiz Orlandi, que fez a tradução simultânea, afirma ter sido uma experiência inesquecível, “pois Foucault dizia muitas coisas sem que seu rosto perdesse o ar de exuberante alegria e o humor de sua cortante inteligência. Não me era fácil acompanhar sua fluência discursiva, de modo que eu me sentia livre para incluir algumas improvisações, mas sempre no sentido buscado pelas suas frases”.

Nesse contexto, a antropóloga Marisa Correa, prossegue Rago, “convidou Foucault para um jantar em sua casa, junto com seu amigo Peter Fry [...]. Uma das cenas hilárias que se destaca é a reação da empregada, quando Foucault cortesmente se levantou da almofada, à sua passagem, e fez uma espécie de mesura para ela. Dona Lola nunca mais se esqueceu da gentileza do professor estrangeiro!”.

Livro disseca “fascínio” pela Revolução Iraniana

Um dos episódios mais polêmicos da trajetória de Michel Foucault foi seu apoio inicial à revolução urbana e de massas que sob, a batuta do aiatolá Khomeini, entre 1978 e 1979, deu fim ao regime autoritário de Mohammad Reza Pahlavi.
Comparado pelos detratores a alguns outros “erros” políticos ou seduções totalitárias de grandes intelectuais do século 20 – como o apoio de Heidegger ao nazismo e de Sartre à União Soviética –, o episódio é extensamente investigado em Foucault e a Revolução Iraniana – As Relações de Gênero e as Seduções do Islamismo (É Editora, trad. Fabio Faria, 480 págs., R$ 89).

O livro foi escrito por Janet Afary, professora associada de história e estudos femininos na Universidade Purdue (EUA), e Kevin B. Anderson, professor associado de ciência política e sociologia na mesma instituição.

Ele reproduz todos os artigos de Foucault sobre a Revolução Iraniana. Em sua primeira parte, tenta articular o “fascínio” do filósofo pela insurreição islâmica com seus anseios acerca de uma nova “espiritualidade política”, sua posição ambígua em movimentos como o feminista e o pró-homossexuais e a antipatia recorrente que suas obras teóricas anteriores já teriam manifestado com relação aos princípios e instituições da modernidade ocidental.

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Projecto Obras Completas de Aristóteles

O objectivo do projecto Obras Completas de Aristóteles consiste em tornar acessível ao leitor português a totalidade da colecção aristotélica, aí incluídos os cerca de trinta tratados completos que subsistiram até aos nossos dias, os textos que, de modo fragmentário, foram transmitidos pela tradição e ainda as sete obras apócrifas que circularam em época tardia sob o nome de Aristóteles.

http://www.obrasdearistoteles.net
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Lacan, 30 ans après : Que reste-t-il du psychanalyste et de son enseignement ?

Émission de Radio France Inter:

Lacan, 30 ans après : Que reste-t-il du psychanalyste et de son enseignement ?

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Jacques Lacan ( 1901-1981), par Virginie Bloch-Lainé

C’est dans les années 1940 que Jacques Lacan, fils de la moyenne bourgeoise catholique orléanaise, psychiatre de formation, s’installe à Paris comme psychanalyste à une adresse qui deviendra célèbre, le 5 rue de Lille. Son arrivée sur la scène analytique, calme depuis la disparition de Freud, correspond à un coup de tonnerre. Il bouleverse la théorie et la pratique analytiques, et forme jusqu’à la fin des années 1970, des générations de psychanalystes et d’intellectuels, convaincus, parfois passionnés, par ce qu’il appelle son retour à Freud, c’est-à-dire sa réinterprétation de la théorie freudienne. La cure aussi subit un ravalement : Lacan en bouleverse la durée, et interprète la parole de ses patients comme aucun autre analyste avant lui, avec en arrière-fond le structuralisme. 

Trente ans après la mort de Jacques Lacan, trois psychanalystes se souviennent de l’extrême singularité de ses séances, mais aussi du climat particulier que son œuvre et sa personne faisaient planer dans le milieu analytique : pour le meilleur, une énergie et une curiosité intellectuelles formidables, jumelées à un renouvellement de la théorie analytique encore inégalé ; une lucidité aussi utile que désespérante sur la condition humaine. Pour le pire, des brouilles et des ruptures incessantes entre ses disciples, et une vénération dangereuse de ces derniers pour leur maître. Jacques Lacan, extrêmement séduisant, ne protégeait pas ses patients, futurs psychanalystes ou non, contre lui-même … 

Émission de Radio de France Culture

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Aristóteles: Física

Aristóteles: Física. Gredos, 1995.
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Platão: Timeu e Crítias

O volume que se segue pretende, por um lado, apresentar uma nova tradução do Timeu, e, por outro, disponibilizar a primeira versão do texto do Crítias em português. Pelas razões que exporemos posteriormente (vide infra pp. 13-15), a nossa proposta assenta em considerar ambos os diálogos como um bloco uno tanto
a nível dramático como narrativo

https://bdigital.sib.uc.pt/jspui/handle/123456789/64
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"Ecrire ne m'intéresse que dans la mesure où cela s'incorpore à la nécessité d'un combat, à titre d'instrument, de tactique, d'éclairage. Je voudrais que mes livres soient des sortes de bistouris, de cocktails Molotov ou de galeries de mine, et qu'ils se carbonisent après usage, à la manière de feux d'artifice."

Foucault, M. Sur la sellette (entretien avec J. L. Ezine, 1977, Dits et Écrits, II, n. 152, p. 725.

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