Jul 28, 2009

La question de l’éventuelle singularité d’un « moment néoplatonicien » dans le cours que Michel Foucault a consacré à ce qu’il appelle « L’Herméneutique du sujet », pour qui parcourt le texte publié sous ce titre dans son entier, s’avère être une double question1. Son application première consiste à demander s’il y a une singularité (et si oui laquelle) du néoplatonisme à l’intérieur de l’histoire du sujet que reconstitue, ou plus exactement que constitue, en en déchiffrant certains figures, Foucault dans son cours de 1982. Singularité qui doit être appréciée à la fois par rapport au platonisme ou à Platon (en quoi le moment néoplatonicien n’est-il pas réductible à Platon, notamment à l’Alcibiade ?), et par rapport au mouvement général de L’Herméneutique du sujet (quel rôle particulier joue le moment néoplatonicien dans l’économie générale du cours ?). Mais la question reçoit aussi une seconde acception, qui doit être bien distinguée de la première notamment parce qu’elle n’engage probablement pas le même néoplatonisme. C’est la question de la singularité du néoplatonisme, ou d’un certain néoplatonisme, par rapport au projet que conduit L’Herméneutique du sujet – non plus dans ce projet, mais par confrontation à ce projet, voire à la marge de la forme qu’il a prise dans L’Herméneutique du sujet. Cette double application de la question ici posée dessine le trajet que je voudrais parcourir en lisant L’Herméneutique du sujet – un trajet qui va d’un néoplatonisme singulier par la place qu’il occupe dans L’Herméneutique du sujet à un néoplatonisme singulier par la place qu’il n’y occupe pas.
Isabelle Koch. Université de Provence. (Aix-Marseille I) archive .doc

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