Aug 12, 2009

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Mes bons amis,

Vous pouvez voir que pour cette première communication dite « scientifique » de notre nouvelle Société, j’ai pris un titre qui ne manque pas d’ambition. Aussi bien commencerai-je d’abord par m’en excuser, vous priant de considérer cette communication dite scientifique, plutôt comme, à la fois, un résumé de points de vue que ceux qui sont ici, ses élèves, connaissent bien, avec lesquels ils sont familiarisés depuis déjà deux ans par son enseignement, et aussi comme une sorte de préface ou d’introduction à une certaine orientation d’étude de la psychanalyse.


En effet, je crois que le retour aux textes freudiens qui ont fait l’objet de mon enseignement depuis deux ans, m’a – ou plutôt, nous a, à tous qui avons travaillé ensemble, donné l’idée toujours plus certaine qu’il n’y a pas de prise plus totale de la réalité humaine que celle qui est faite par l’expérience freudienne et qu’on ne peut s’empêcher de retourner aux sources et à appréhender ces textes vraiment en tous les sens du mot. On ne peut pas s’empêcher de penser que la théorie de la psychanalyse (et en même temps la technique qui ne forment qu’une seule et même chose) n’ait subi une sorte de rétrécissement, et à vrai dire de dégradation. C’est qu’en effet, il n’est pas facile de se maintenir au niveau d’une telle plénitude. Par exemple, un texte comme celui de « L’homme aux loups », je pensais le prendre ce soir pour base et pour exemple de ce que j’ai à vous exposer. Mais j’en ai fait toute la journée d’hier une relecture complète ; j’avais fait là-dessus un séminaire l’année dernière. Et j’ai eu tout simplement qu’il était tout à fait impossible ici de vous en donner une idée, même approximative ; et que mon séminaire de l’année dernière, je n’avais qu’une chose à faire : le refaire l’année prochaine.


Car ce qui m’est apparu dans ce texte formidable, après le travail et le progrès que nous avons faits cette année autour du texte de « L’homme aux rats », me laisse à penser que ce que j’avais sorti l’année dernière comme principe, comme exemple, comme type de pensée caractéristique, fournis par ce texte extraordinaire était littéralement une simple « approche », comme on dit en langage anglo-saxon ; autrement dit « un balbutiement ». De sorte qu’en somme, j’y ferai peut-être incidemment une brève allusion, mais j’essaierai surtout, tout simplement, de dire quelques mots sur ce que veut dire la position d’un tel problème ; sur ce que veut dire la confrontation de ces trois registres qui sont bien les registres essentiels de la réalité humaine, registres très distincts et qui s’appellent : le Symbolique, l’Imaginaire et le Réel.

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