Mar 30, 2010

Un livre intéressant.

Chebili, Said. Une histoire des critiques philosophiques de la psychologie. Ed. L'Harmattan, 2008
L'auteur a écrit une histoire des critiques philosophiques de la psychologie, du début du dix-neuvième au milieu du vingtième siècle. Cette entreprise n'a pas eu de précédent jusqu'à maintenant. Le fil conducteur de ce livre tient dans l'idée qu'il est impossible de fonder la psychologie sur le plan théorique. Cette discipline est prise dans une contradiction insurmontable entre sa tendance métaphysique et sa tendance scientifique. Trois parties rythment l'ouvrage. Tout d'abord, au temps de la psychologie naissante, Kant a apporté une contribution essentielle, en refusant toute psychologie rationnelle et toute psychologie empirique. Il prôna une anthropologie, qui permet de mesurer les manifestations extérieures du comportement humain. Comte poursuit la réflexion dans ce sens, et se livre a une condamnation sans équivoque de l'introspection. Ensuite, dans un deuxième moment, Bergson remet au jour la psychologie spiritualiste, tout en subissant, pour son idéalisme, les foudres de Georges Politzer. Ce dernier a tenté de construire une psychologie d'abord concrète, puis matérialiste. Ce projet ne concrétisa pas l'espoir de résoudre les apories de la psychologie sur le plan théorique. Plus près de nous, Piaget élabora une psychologie constructiviste. Malgré sa rigueur conceptuelle et l'intérêt d'une approche structurale, il ne réussit pas à fonder théoriquement la psychologie. Enfin, dans une dernière période, sont analyses les travaux de Canguilhem et de Foucault. Le premier congédie la psychologie pour ses manquements à l'éthique. Le second l'accuse de n'être qu'un faire-valoir de ha psychiatrie qui, masquée derrière elle, étend son pouvoir de normalisation. L'auteur conclut que la psychologie ne peut se fonder théoriquement.

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